Les scénarios
La baseline, les presets et le lab IA pour tester la solidité du résultat.
L'étape scénarios répond à la question qui suit toujours un chiffre : et si les hypothèses bougent ?
Règle absolue : un scénario n'est qu'un jeu d'entrées modifiées plus une histoire. Aucun chiffre n'est écrit à la main, ni par les presets, ni par l'IA. Le moteur recalcule tout à chaque affichage, donc un scénario ne peut jamais se désynchroniser d'une saisie modifiée.
L'horizon de projection
Sur le modèle Première adoption, l'horizon se règle en haut de page, de 1 à 100 ans. Le changer recalcule instantanément la baseline et tous les scénarios conservés. Allonger l'horizon ne réécrit pas le passé : les années 1 à 5 d'une projection à 10 ans sont identiques à celles de la projection à 5 ans.
Le modèle Trajectoire future projette toujours à 5 ans : son horizon est fixe.
La baseline
Toujours présente : les entrées de la saisie, sans retouche. Toute variation se mesure contre elle.
Les presets
Instantanés, sans IA. Sur le modèle Première adoption, une paire pessimiste/optimiste par levier :
- Diffusion : vitesse d'adoption prudente ou rapide. C'est le levier dominant, souvent un rapport de 2 à 3 sur le résultat.
- Notoriété : montée lente ou poussée média.
- Demande : pression concurrentielle ou offre qui s'impose.
- Fidélité : base fragile ou fidèle, aux bornes de la littérature.
- Remplacement : produit plus durable ou renouvelé plus vite.
- Prix : positionnement premium, entrée agressive, et un « prix optimal » dérivé par le modèle. Avec une gamme de produits : montée ou descente en gamme du mix.
Certaines familles proposent un cran de sévérité (modéré ou standard) avec les ampleurs réelles affichées ; celles ancrées sur la littérature n'en ont pas, ce sont des bornes factuelles. Deux comportements voulus : un preset qui ne changerait rien au résultat est masqué, et la famille prix disparaît si l'élasticité est désactivée, car une carte prix sans réponse des volumes serait trompeuse.
Sur le modèle Trajectoire future, les presets sont des variations de ±10 % et ±20 % sur le benchmark de conversion, le levier central du modèle.
Le lab IA
Disponible sur le modèle Première adoption. Jusqu'à quatre scénarios IA actifs en même temps, générés un par un. Vous pouvez orienter la génération avec une consigne libre (« teste un lancement retardé d'un an ») et restreindre la liste des leviers que l'IA a le droit de toucher.
Ce qui se passe en coulisses : avant d'appeler l'IA, le serveur constitue un dossier entièrement calculé (profil de la saisie, sensibilité mesurée de chaque levier, scénarios déjà couverts et trous restants), y ajoute si possible quelques faits sourcés du web, puis valide chaque proposition : paramètres verrouillés rejetés (données d'étude, définition du marché, méthode, élasticité), valeurs bornées, incohérences éliminées. Un scénario qui ne bouge rien, ou dont l'histoire contredit ses propres chiffres, n'est jamais affiché. La génération est déterministe : rejouer la même demande ressort la même proposition.
Chaque carte expose son raisonnement en quatre blocs :
- Verdict : l'hypothèse de la baseline que le scénario met à l'épreuve.
- Preuves : les faits utilisés, étiquetés par origine (moteur, web, brief).
- Décision : chaque levier modifié, avant/après, avec sa contribution au résultat.
- Comment me réfuter : ce qu'il faudrait vérifier pour invalider le scénario, avec un bouton pour en discuter avec l'assistant.
Sur chaque carte : Affiner (plus prudent, plus agressif, ou une instruction libre) et Retirer.
Le rail de comparaison
La colonne de droite superpose les scénarios conservés : revenu cumulé (le verdict), ventes annuelles (la forme), le résultat clé de chacun avec son écart à la baseline, et le corridor que votre sélection dessine entre le pire et le meilleur monde.
Conserver et continuer
Vous choisissez ce qui entre dans le rapport : jusqu'à 12 scénarios conservés. « Continuer vers le rapport » fige la sélection et passe la simulation en statut terminé. Vous pourrez toujours revenir ajuster.

